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FRANÇOIS CHARRON

Anthrax



Une étiquette jaune autour de l’orteil droit
Une once de plus ou de moins
Enfin l’hirondelle vint
Grande soirée d’apparat
Me voyez-vous nu
Ce sera très bien
Je m’en promets beaucoup
Omelette gigantesque
Profanation de l’hostie
Garanti pur Charron
Bienfaiteur et guide important
Par les profondes nuits il déterre le Phénix
Des tiroirs oublient de se souvenir
J’arrive en retard comme toujours
Des comtesses capricieuses
Des queues en érection
On se croit souvent parmi les gens comme si l’on était au zoo
Cela me fait quand même un peu de peine


Jules Verne écrivait des histoires qui se sont réalisées
Les mathématiques me conduisent dans un champ de fèves
Les étudiants de Vienne se révoltent
Lettres implorantes
Son haleine insupportable
Les vieux conflits entre parents
Deux démons se disputent mon âme
L’amour est une vipère endormie
Reculer ne serait-ce que d’un pas
Faites confiance à la saignée
Il retombe dans son vieux travers
L’égouttement de l’eau se poursuit ailleurs
Ô la silencieuse blancheur des limbes
Selon la vieille tradition lyrique de la harpe éolienne


Ceci est mon estomac
Les petits ruisseaux font les grandes rivières
Récits de voyageurs revenus de Kaboul
Donne des coups de bâton en souriant
Arrache la tête d’une poupée
La carte du ciel ne pourra plus nous tromper
Les puissances mondiales jouent à cache-cache
Quelle chance d’être ainsi aimé de la population
L’attendrissement prend une couleur dorée
Notre principe continue de s’affirmer
500,000,000 de récepteurs
De ma hauteur je montre le soleil
Dommage pour les autres
Ce vieux chien sale ne l’a pas volé
Il faut se contenir pour ne pas devenir grossier
Le temps n’est point encore venu
Mais peut-être tout cela n’est-il qu’un leurre pour appâter les plus vertueux




 
 
 
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