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JEAN-BAPTISTE DE SEYNES

neuf aubes soustraites au boa


 

Il faut rendre au serpent mort le venin de la vie

(un poète de l’époque Song)

 

ils étaient de l’autre côté de leur peau
(il semblait)
et les mâchoires  bougeaient

et l’œil comme posait sa main sur vous pour
peser

et les dents vous en tombaient à l’intérieur
avec un bruit de qui-suis-je

 

*

carnet
(à aube et crayon)
de l’exercice
(encore approximatif  toujours exact)
d’exister
afin qu’évasivement s’exige
au tour
tournant
du trou
le vain art de mes petites poteries d’étroiture

(ses tremblés)




 
 
 
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